Éducation conductive

L’éducation conductive est une méthode d’éducation spécialisée pour les infirmes moteurs cérébraux (IMC), créée par le médecin pédiatre hongrois Andras Peto, dans les années 1940.

C’est une approche globale, qui part d’un pari positif sur les capacités des IMC, où par une série de jeux et d’exercice, la personne handicapée est amenée à développer ses acquisitions par l’accompagnement d’un « conducteur » dont la particularité est d’être éducateur polyvalent, formé en quatre ans en psychologie, kinésithérapie, orthophonie, instruction publique, pour concevoir des exercices globaux, par opposition à des prises en charge traditionnelles plus parcellisées.

Élaborée à Budapest dans ce qui est aujourd’hui le plus grand centre mondial pour enfants IMC, elle s’est répandue dans le monde à l’ouverture des pays de l’Est. Depuis, elle s’est largement implantée au Royaume-Uni, en Israel, en Allemagne et aux Etats-Unis. Elle est aujourd’hui pratiquée dans 170 structures à travers le monde. Des centres pilotes existent dans l’univers francophone en Belgique et à Paris, au Comité d’études, d’éducation et de soins auprès des personnes polyhandicapées, le CESAP.

À l’initiative de parents d’enfants IMC, plusieurs centres permanents et temporaires d’éducation conductrice ont été créés en France :

– 6 Centres permanents : l’association EHM de Pouilly-sur-Loire (58), l’association Honorine Lève-Toi/Centre d’éducation conductive de Bayeux (14), le CEC du Gard (30), l’association la Maison Escargot de Plédéliac (22), le CEC du Grand Est et le CEC du Tarn/La Maison des Petits Pas.

– 2 Centres temporaires: l’association SEIMC de Maucomble (76)15 et l’autre par l’AFPEC de Laval (53).

C’est à Pouilly sur Loire que Manon a fait son 1er stage d’éducation conductive en février 2019. Les premiers jours ont été compliqués car Manon ne connaissait pas la conductrice, les exercices étaient nouveaux, difficiles, les séances étaient intensives, et Manon était poussée dans ses retranchements. Mais au bout du 3eme jours, Manon a commencé à prendre du plaisir dans ce qu’elle faisait et la conductrice, Mira, a été formidable. Cette approche est un peu plus « agressive » que les méthodes classiques de rééducation, mais nous sommes persuadés que les enfants ayant des difficultés doivent être davantage poussés, stimulés et que l’on ne doit pas les laisser dans leur zone de confort.

Au final nous avons constaté une amélioration dans la tenue de tête de Manon et nous sommes repartis avec de nouvelles idées de stimulation à faire à la maison !

Un deuxième stage sera à prévoir avant la fin de l’année 2019.

Manon a 20 mois

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