Éducation conductive

L’éducation conductive est une méthode d’éducation spécialisée pour les infirmes moteurs cérébraux (IMC), créée par le médecin pédiatre hongrois Andras Peto, dans les années 1940.

Comme dans beaucoup de méthodes actives / intensives, l’idée est que grâce à la plasticité neuronale, malgré les lésions, de nouveaux circuits cérébraux peuvent être créés pour contourner les problèmes.
L’éducation conductive part du principe que les enfants sont CAPABLES d’apprendre. C’est une vision positive de l’enfant et de son handicap. L’enfant n’est pas enfermé dans ses problèmes, le conducteur cherche à lui apprendre à les contourner, les compenser…
Lorsque l’enfant est confronté à un problème, le conducteur va fixer un objectif et mettre en place un certain nombre de tâches pour l’aider à résoudre ce problème. (définition La Maison des Petits Pas).

À l’initiative de parents d’enfants IMC, plusieurs centres permanents et temporaires d’éducation conductrice ont été créés en France :
⬪ 6 Centres permanents : l’association EHM de Pouilly-sur-Loire (58), l’association Honorine Lève-Toi/Centre d’éducation conductive de Bayeux (14), le CEC du Gard (30), l’association la Maison Escargot de Plédéliac (22), le CEC du Grand Est et le CEC du Tarn/La Maison des Petits Pas.
⬪ 2 Centres temporaires: l’association SEIMC de Maucomble (76)15 et l’autre par l’AFPEC de Laval (53).

C’est à Pouilly sur Loire que Manon fait ses stages d’éducation conductive. Le premier a eu lieu en février 2019 et le second en novembre de la même année. Les premiers jours sont toujours une peu compliqués car Manon est confrontée à la nouveauté des exercices, à un rythme plus soutenus que d’habitude, et surtout Manon est poussée dans ses retranchements. Mais rapidement elle prend plaisir à observer et à apprendre ce qu’on lui montre. Cette approche est un peu plus poussée que les méthodes classiques de rééducation, mais nous sommes persuadés que les enfants ayant des difficultés doivent être davantage stimulés et que nous ne pouvons pas attendre qu’ils fassent les choses par eux-même : il faut d’abord leur montrer, leur proposer, plusieurs fois s’il le faut, pour qu’ensuite ils puissent décider de ce dont ils ont envie.

Au final après chaque fin de stage nous constatons une amélioration quelque part : meilleure tenue de tête, meilleure stabilité, meilleure déglutition … et à chaque fois nous repartons avec de nouvelles idées de stimulation à faire à la maison !

En 2020, nous espérons pouvoir refaire 2 stages d’éducation conductive.

Manon a 29 mois

Manon a 20 mois

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